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Mythes & Légendes,  Spiritualité

L’ésotérisme en Egypte

L’Egypte est un des pays les plus anciens du monde. Elle recueille une tradition religieuse et ésotérique encore bien plus ancienne que nos rites chrétiens ou même que leurs origines païennes grecques et romaines. C’est un pays, une histoire qui me fascine. En partie parce qu’elle en dit long sur l’humanité, et en partie parce que l’ésotérisme en Egypte est une véritable mine d’informations. Je voudrais partager avec vous quelques-unes de mes découvertes sur ce pays, tant anciennes que récentes. Quoique, entre nous, passé, présent et avenir restent toujours liés. 

 

L’Egypte antique, lieu de tous les fantasmes 

D’où viennent nos connaissances de l’ésotérisme en Egypte 

Embarquons ensemble à la découverte de ce qu’on appelle l’Egypte antique. Avant de vous expliquer ce que j’appelle “l’ésotérisme égyptien”, je voudrais d’abord rappeler quelques éléments de leur culture. Car souvent, ce qu’on connait de l’Egypte se limite aux pyramides, aux noms d’un ou deux pharaons connus et aux images de Cléopâtre que nous présentaient les albums de BD d’Astérix et Obélix. Ce qu’on appelle Egypte antique est aussi appelé Egypte ancienne. C’est cette civilisation d’Afrique du nord formée vers 3150 av. J.-C. et qui persiste jusqu’en 31 av. J.-C. lorsque l’Empire Romain conquiert le territoire de l’Egypte. Durant cette période, ce sont les pharaons qui dirigent le pays, ils ont les mêmes pouvoirs que les rois d’une monarchie absolue. Ce qu’il nous reste principalement d’eux, ce sont tous les vestiges découverts le long du Nil. Papyrus, poteries, lieux de fouilles archéologiques, pyramides et autres monuments historiques.  

Ce qui nous a permis de mieux comprendre et connaître cette civilisation, c’est d’une part le décryptage des récits hiéroglyphiques qui ont résisté à l’attaque du temps. D’autre part, ce sont les traditions qui se sont perpétuées dans la mémoire et la parole des descendants de l’Egypte antique. L’ésotérisme en Egypte se divise donc en deux parties. Certaines traditions sont vieilles de milliers d’années et étaient déjà pratiquée en Egypte antique. Et d’autres sont inspirées de la culture égyptienne mais sont renouvelées et réactualisées par rapport à notre époque.  

Comment fonctionne la société de l’Egypte antique 

La société de l’Egypte antique fonctionnait selon une hiérarchie assez proche de notre société médiévale. Tout en bas de l’ordre social se trouvaient les esclaves (des prisonniers de guerre travaillant dans les chantiers ou comme domestiques). Les paysans, ceux qui produisent la nourriture se trouvaient au-dessus de ces esclaves mais en dessous des artisans et commerçants. Puis venaient les soldats, l’armée permanente du pharaon. Enfin venaient les prêtres, s’occupant des dieux, et les scribes, fonctionnaires dirigés par le Vizir. Ce dernier, conseiller du pharaon, devenait roi à son tour si le pharaon mourrait sans enfant. Et finalement, au-dessus du vizir et au-dessus de tous les autres habitants, le pharaon était autant le roi des armées que de la religion. Il est considéré comme un dieu sur terre. Petit point culture : saviez-vous que l’Egypte antique est la seule civilisation ancienne où la femme était déjà considérée comme l’égale de l’homme ?  

 

L’ésotérisme en Egypte religion des anciens 

Mais passons sur ces faits historiques et revenons sur le sujet de notre article. Je devais vous expliquer ce qu’était l’ésotérisme en Egypte. Dans l’Egypte antique, l’ésotérisme et les savoirs médiumniques et clairvoyants étaient intimement liés à la religion. En Egypte, la religion est en effet une partie importante de la vie du citoyen. Un peu à la manière des sociétés antiques romaines et grecques, les Egyptiens étaient polythéistes. Ils croyaient en plusieurs dieux ayant chacun un rôle dans la vie du citoyen. Ces Dieux ont des pouvoirs mythiques et donnent à chaque homme un certain pouvoir.  

Quel pouvoir attribué par quel dieu aux hommes ? 

Ainsi, Amon, le Dieu monde, est celui qui dirige les autres dieux, comme le pharaon dirige ses citoyens. Plus tard il devient associé au dieu Ra (ou Re), le Dieu du Soleil et créateur de l’Egypte, père de chaque pharaon.  

Horus est le dieu de la guerre, protecteur des pharaons, il donne l’exemple aux citoyens soldats et leur donne une partie de son pouvoir afin de défendre l’Egypte par la force.  

Thot est le dieu singe (ou le dieu à tête d’Ibis), il protège les scribes et leur fait don du pouvoir de l’écriture. Le pouvoir qui leur est donné en Egypte religion est à la fois celui du savoir et à la fois celui de l’inspiration créatrice.  

Isis est la déesse à la fois de la maternité et des femmes. Mais c’est à la fois la déesse de la fertilité. Elle donne du pouvoir à la terre qui cultivée par les paysans leur apporte la nourriture nécéssaire à garder le pays sain. Mais c’est aussi une puissante magicienne. Ses initiés ont à la fois la possibilité d’une deuxième vie dans un monde meilleur après leur mort, et à la fois le pouvoir d’entrer en contact avec le monde des morts. C’est parce qu’elle a le pouvoir de vie qu’on lui attribue la croix d’Ankh, la croix de vie égyptienne. Cette croix est à la fois un symbole de vie, et à la fois un lien entre les différents mondes. C’est Isis qui dans la mythologie égyptienne, permet le retour du dieu Osiris à la vie. 

Osiris, Dieu des morts et de la résurrection, vit sous Terre. Il préside le jugement des morts mais avant d’être le roi du royaume du dessous, il était considéré comme étant le premier pharaon à gouverner la terre d’Egypte. C’est donc lui aussi un dieu qui offre à ses disciples la possibilité de contacter les morts et de voir des vérités à travers les frontières entre les mondes (comme la vie et la mort).  

 

Les mystères de l’Egypte ésotérique 

Aujourd’hui, nous connaissons l’histoire archéologique de ce peuple, nous comprenons les origines et la mythologie liés aux dieux égyptiens. Mais il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir. La première chose que tentent de comprendre tant les historiens, les archéologues que les milieux spirituels, c’est quelle est cette Egypte ésotérique et quelles sont les connaissances qui peuvent encore nous servir aujourd’hui. De nombreux savoirs spirituels ont surement été oubliés à travers les siècles. S’opposent alors égyptologues (archéologues travaillant sur l’Egypte antique) et égyptosophes. Les égyptosophes étudient plutôt le savoir des Egyptiens, certains pensent même que l’Egypte Antique fut le berceau de tous les savoirs mythologiques, philosophiques et spirituels de notre société occidentale.  

Dans la religion égyptienne, sacré est synonyme de secret. Il est très difficile tant pour les égyptologues que pour les égyptosophes de savoirs quels étaient les rites égyptiens et s’ils avaient des pratiques divinatoires et/ou médiumniques. Les pratiques religieuses rituelles étaient apprises par les prêtres et étaient cachées aux profanes. Eux-seuls avaient le droit d’entrer dans les sanctuaires divins. Parmi ces rites gardés secrets, certains font aujourd’hui l’objet de nombreuses spéculations : on les appelle des mystères. Les mystères d’Osiris sont sûrement les plus connus d’entre-eux. Il s’agit de nombreux rites célébrant la résurrection du Dieu de la mort. Ces rites s’appuyaient à la fois sur des contacts avec les défunts que sur des pratiques spirituelles et sacrificielles.  

L’ésotérisme en Egypte antique était souvent lié au contact avec les défunts, à la pratique de la médiumnité. Malgré tout, d’autres pratiques comme l’astrologie, la voyance à travers différents oracles ou d’autres pratiques encore secrètes existaient et rappellent des pratiques qui sont encore présentes dans la conception que nous nous faisons de l’ésotérisme aujourd’hui. 

Les savoirs de l’ésotérisme en Egypte : magie blanche, magie noire ? 

Finalement, la conception que nous nous faisons de l’ésotérisme en Egypte antique n’est pas loin de la conception que certains se font de la magie aujourd’hui. D’ailleurs des traducteurs égyptologues sont parvenus à traduire un manuel ressemblant fort à un livre de cuisine. Il regroupait en fait plusieurs invocations et sortilèges. Dans les faits, ledit manuel daterait plutôt de la Haute Egypte chrétienne (du 12e siècle). Mais il est tout de même la preuve qu’en Egypte magie et ésotérisme sont des pratiques courantes, ou en tout cas, pas totalement absente des traditions. 

Quelle magie pratiquaient les égyptiens ? 

Les Egyptiens étaient en effet forts pour se servir de symboles et objets ayant des sens et des effets à plus ou moins longs termes sur leurs victimes. Le pharaon, roi de la religion, était ainsi considéré comme le roi des magiciens dans son pays. C’était lui qui était le médiateur entre les Dieux et les hommes. Mais en Egypte, la magie n’est jamais vraiment noire ou blanche. Elle est en chaque chose et c’est la volonté de l’homme qui la transforme. La parole, pour les égyptiens était le premier vecteur de la magie. Prononcer le nom d’un défunt le faisait automatiquement s’animer dans l’autre. Pour cette civilisation, la parole est à l’origine de la création. Les formules permettaient de soigner, apaiser autant le cœur que les maladies. Mais les formules magiques permettaient aussi de porter malheur à l’ennemi. Les paroles du pharaon à ses armées devaient les rendre invincibles.  

La momification est ainsi l’acte magique par excellence. Savant mélange d’une science ancestrale du geste et de la parole rituelle. Le retrait des organes et la disposition de différents objets autours du corps du défunt devaient faciliter le passage entre les deux mondes. On laissait le corps du côté des mortels. Les objets de valeur servaient de taxe pour les gardiens du Nil. Mais en dehors des écrits, de nombreuses amulettes, talismans et objets magiques ont été retrouvés avec des inscriptions rituelles.  

 

Peut-on parler d’Esotérisme en Egypte ? 

Aujourd’hui les cultes présents en Egypte ne sont plus les mêmes. Mais les égyptiens restent tout de même très attachés à leur histoire et à ses symboles. Une spiritualité et une conception de l’humain ésotérique se dégage de ces civilisations anciennes. Mais c’est une civilisation qui a duré tant d’années. Il nous en reste si peu de traces qu’il est difficile d’affirmer en comprendre tous les aspects. Comme nous avons pu le voir, c’est tout de même intéressant de voir ou de revoir toutes ces ressemblances entre une société aussi et la nôtre. Chaque voyage a à nous apprendre quelque chose sur nous. Le voyage dans la culture d’un autre pays et d’un temps ancien peut être très fructifiant. Pour moi, faire ces petites recherches sur la notion d’ésotérisme en Egypte ancienne aura eu cet effet un peu dépaysant qu’on peut attendre d’un voyage à l’étranger.