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Extrait

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Tu trouveras ci-dessous deux chapitres de mon premier livre “Ce que les défunts me disent“. Edité chez City Editions/Hachette Distribution. J’ai sélectionné pour toi deux passages qui me tiennent à coeur. Tu peux te procurer mon premier livre directement sur Amazon, ou encore à la Fnac, Cultura et chez tous les libraires. Ne sois pas en retard, le tome 2 sort bientôt !

Bonne lecture ! 

Ethan

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ÊTRE MÉDIUM

La médiumnité est en réalité un sixième sens. Je ne la considère pas comme un don, mais comme une faculté que tout un chacun possède en lui, à un degré plus ou moins présent. Pour illustrer, il est très facile de citer l’exemple du piano : si je vous offre des cours de piano, vous apprendrez à jouer. Mais arriverez-vous à jouer comme Mozart ? Arriverez-vous à créer comme Mozart ? Certainement que non, car Mozart avait un petit quelque chose en plus que vous n’avez sans doute pas. Par contre, vous êtes sans doute doué dans d’autres domaines, là où Mozart ne l’était pas.

Nous possédons tous en nous cette particularité fantastique de pouvoir entrer en communion avec ce qui n’est pas visible à nos yeux physiques, mais seulement aux yeux de l’âme. Cette relation est d’une simplicité évidente, presque déconcertante. Mais tout le monde n’est pas de cet avis. Au début, je n’étais pas de cet avis. Tout simplement parce que je n’avais personne avec qui échanger sur ces thèmes. J’étais seul avec ce que je vivais. J’étais seul avec mes idées fausses, mes représentations biaisées et les rêves que je souhaitais voir devenir réalité.

L’échange, c’est important. C’est sans doute la base de toute chose. Il permet de communiquer et de faire tomber les préjugés ainsi que les idées reçues. Dans un monde où tout va maintenant trop vite et où l’éphémère est devenu la nouvelle religion, il faut savoir partager et transmettre ce que l’on a vécu, pour que cela serve. Un vieux qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.

Toute cette connaissance acquise et ces questions résolues ne trouvent de sens que lorsqu’on les transmet, qu’on les offre à son prochain. N’est-ce pas là un des buts fondamentaux de la vie ? Transmettre pour permettre aux générations suivantes d’aller au-delà de nos propres errances, de nos renoncements et de nos lacunes. Permettre à celles et ceux qui sont à venir de trouver la force de devenir meilleurs que leurs anciens, en faisant force de leurs échecs et de leurs victoires.

« Être médium », quelle drôle d’expression ! Il faut replacer la médiumnité dans sa réalité et lui redonner tout son sens. Il faut l’expliquer pour la rendre compréhensible et faire tomber les barrières l’entourant qui la rendent obscure, bien plus que de raison. Dans toutes les sociétés, là où la connaissance n’a pas réussi à trouver le chemin de l’esprit, se trouve le gouffre profond de l’ignorance, juste là où les bêtises et les fadaises prennent naissance.

Heureusement, la science ne cesse de faire des progrès. Et je suis certain, au plus profond de moi, que dans un demi-siècle, les lignes de fracture que nous connaissons aujourd’hui auront évolué. La science parviendra à témoigner et à expliquer la survie de l’âme au-delà de notre monde visible. La science saura trouver les mots pour détruire ces imaginaires malsains qui salissent et travestissent la réalité de la médiumnité. Nombreux sont celles et ceux qui, bercés par l’ignorance, s’inventent des réalités dont ils sont les seuls à détenir les clefs. Car oui, la médiumnité est bien plus simple qu’il n’y paraît. L’Univers n’est qu’un tissu de connexions entre ce qui a été, est et sera.

Mais pour l’instant, l’Homme, avec son esprit étriqué, n’a pas suffisamment poussé les portes de la curiosité. Il en est encore à se demander comment faire du feu, alors que la boîte d’allumettes se trouve juste à côté de lui.

La médiumnité est au monde ce que l’écologie était il y a encore quinze ans : une insignifiante vue de l’esprit. Une diatribe pour les fous. Et pourtant, toutes les sociétés, même les plus anciennes, ont laissé des témoignages de leur rapport aux forces de l’Univers et à leur énergie puissante.

L’Homme et son nombril, une histoire d’amour moderne : ce qui ne s’explique pas n’existe pas.

Cette médiumnité qui sommeille en chacun de nous s’exprime quotidiennement, même dans les choses les plus banales. Vous vous êtes sûrement réveillé un matin en ayant un étrange pressentiment. Comme un malaise qui flottait dans l’air. Une intuition, un je-ne-sais-quoi sur lequel vous n’arrivez pas à poser les bons mots. Vous ne saviez pas l’expliquer et pourtant vous le sentiez. Puis, au cours de la journée, un élément désagréable s’est produit et vous avez fait le rapprochement avec votre sentiment du matin. Ou encore n’avez-vous jamais senti à vos côtés une présence ? L’impression agréable ou désagréable que quelqu’un était en train de vous observer ? Derrière vous, juste là dans le coin de la pièce. Et pourtant, en vous retournant, vous avez pu constater qu’il n’y avait personne. Étrange, n’est-ce pas ?

Rassurez-vous. Vous êtes tout à fait normal ! Nous percevons tous, à différentes étapes de notre vie, des signes qui nous montrent, l’espace d’un instant, la présence d’une réalité cachée à nos yeux physiques. Ces perceptions extrasensorielles sont appelées « flashes ». Ce sont des impressions brèves et furtives. Elles peuvent être visuelles, auditives, olfactives, émotionnelles ou encore sensitives. De ces informations extrasensorielles, celles et ceux qui ont décidé d’en faire une profession réussissent à en extraire des informations, des messages. La médiumnité n’est que le point de départ. L’expérience et le travail permettent d’en extraire toute sa raison d’être et son utilité. La quintessence.

Ainsi, en suivant ce postulat, il est facile de considérer que les magnétiseurs sont médiums puisqu’ils ressentent les champs électromagnétiques ainsi que leurs perturbations. Ils sont capables de déterminer avec précision, et grâce à une pratique assidue, les zones perturbées à traiter. Les clairvoyants sont capables d’extrapoler ces perceptions extrasensorielles en véritables prévisions utilisables pour comprendre le passé, le présent et surtout l’avenir. Les spirits, quant à eux, sont sensibles aux énergies des défunts et surtout à leur conscience : ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils ont été durant leur passage sur terre.

 

UN CONTACT MÉDIUMNIQUE

De l’autre côté du voile, l’existence continue. Sur terre, chaque jour s’égraine lentement. Nous appelons cela « vivre ». Mais cette vie que nous traversons fait partie de notre existence, c’est-à-dire la somme de toutes les vies que nous avons eues, que nous avons et que nous aurons. C’est ce que la croyance commune appelle réincarnation.

Je ne connais pas le processus qui permet d’aboutir à tout cela. Je ne sais pas si nous choisissons ou non notre destination et les conditions de notre naissance. Certains disent que oui et que nous comprendrions tout, nos choix et nos erreurs, nos forces et nos faiblesses ou encore nos abandons et nos espoirs, une fois que nous retournerions de l’autre côté. Et d’autres, comme moi, n’ont pas la réponse. Il y a des mystères qu’il faut savoir garder impénétrables. Peut-être que tout s’éclairera dans dix ans. Qui sait ? Dieu seul le sait… et Dieu sait qu’il n’est pas très bavard !

Mais ce que je sais aujourd’hui, c’est que l’âme ne meurt pas. Car elle ne le peut pas. Elle peut se perdre, s’égarer, mais jamais elle ne meurt. L’âme est ce que nous sommes réellement, comme une version de base de nous-mêmes. Sur terre, nous vivons des expériences, et la somme de ces expériences forge ce que l’on appelle notre « conscience ». C’est la somme de notre vécu sur cette terre. À chaque nouvelle incarnation, nous nous créons un nouveau bagage grâce aux nouvelles expériences que vivons. Simplement, lorsque l’âme s’incarne, elle laisse en quelque sorte ses précédentes consciences à la conciergerie. Elle s’incarne sans aucun souvenir, avec une « vie » à créer.

Sur terre, pour vivre, il faut donc une âme et un corps physique comme véhicule. Mais pour que les deux réussissent à fonctionner ensemble, il faut lancer le moteur de la vie. Et cela se fait grâce à l’« esprit ». Certains l’appellent « esprit divin » ou encore « énergie de vie ». Je préfère l’appeler « étincelle de vie ». Imaginez une batterie de voiture à plat. Pour la relancer, vous allez chercher des pinces crocodiles que vous branchez sur une autre source d’énergie. Puis vous allumez le moteur. Eh bien, pour la vie sur terre, c’est presque la même chose. Cette « étincelle de vie » permet à l’âme et au corps de s’assembler et de ne faire, le temps d’une vie, qu’une seule et même entité que l’on appellera « humain ». Cela fonctionne exactement de la même façon pour les animaux.

Lorsque l’on meurt, l’étincelle de vie repart à sa source. Elle retourne dans le grand tout de l’Univers, là d’où elle provient. D’ailleurs, tout provient de là, de l’Univers lui-même. Nous possédons tous dans notre corps un atome de carbone ayant appartenu à un dinosaure. Incroyable, n’est-ce pas ? Le corps et l’âme sont donc dissociés. L’expression « Tu es né poussière et tu retourneras à la poussière » prend alors une autre dimension. Le corps n’étant plus habité par l’étincelle de vie, il disparaîtra. Puis, au fil du temps, chaque atome qui composait notre enveloppe corporelle retrouvera sa liberté et pourra être de nouveau utilisé par la vie pour donner naissance à une plante, une roche et même une autre enveloppe.

Pour ce qui est de l’âme, les choses sont un peu différentes. Une fois libérée, elle retrouve sa forme « naturelle », celle d’énergie libre. Lorsque nous mourons, nous passons automatiquement de l’autre côté du voile. Certaines âmes m’ont raconté avoir vu la lumière et d’autres non. Cela dépend. Une fois de l’autre côté, l’âme cherche la paix.

 Pour comprendre ce que peut ressentir une âme, imaginez-vous vous endormir maintenant. Puis, imaginez-vous vous réveiller sur la Lune. Vous vous rendriez rapidement compte que les propriétés physiques ne sont pas tout à faire les mêmes. La gravité serait par exemple bien différente. À la moindre pulsion sur vos pieds, vous vous envoleriez comme un ballon de baudruche rempli d’hélium avant de redescendre quelques instants plus tard. Vous auriez besoin d’un certain temps pour prendre conscience de tout cela et pour vous adapter à cette autre réalité. Attention, il ne faut pas confondre autre réalité et nouvelle réalité. Le terme « autre » s’avère beaucoup plus approprié. En effet, vous savez que la Lune existe, mais pour autant vous n’aviez jamais posé le pied sur son sol auparavant. Ce n’est pas parce que nous ne connaissons pas ou que nous n’en avons jamais fait l’expérience que cela n’existe pas. Ainsi, après plusieurs jours, vous vous seriez adapté à cette gravité et vous prendriez plaisir à vous déplacer ici et là sur le sol lunaire.

Pour l’âme, c’est la même chose. Elle doit se réapproprier son espace. Mais aussi son histoire. Pendant quelques jours, l’âme oscille entre deux mondes. Le Visible et l’Invisible. Elle essaie souvent d’entrer en contact avec les vivants pour délivrer un message de réconfort. Il arrive parfois qu’elle se sente impuissante devant la douleur et la tristesse de ses proches. Elle reprend doucement conscience de cette nouvelle réalité. Et plus le temps avancera, plus elle trouvera la paix.

Un contact médiumnique, c’est tout d’abord un contact avec la conscience d’un défunt : ce qu’il a vécu avec le vivant qui vient recevoir ses messages. C’est une démarche à la limite du sacré, qui ne peut se former que dans la trinité : le défunt, le vivant et le médium. Avoir un contact ne s’explique pas, cela se vit. C’est une démarche qui bien souvent transforme profondément la vision que l’on avait de l’après-vie. Une séance confirme les certitudes et fait tomber les idées reçues, mais elle ne laisse jamais indifférent. Mes visiteurs en repartent toujours avec quelque chose.

Un défunt ne s’appelle pas. Il s’espère, se souhaite, mais ne se commande pas. Ce n’est pas parce qu’on veut un contact médiumnique qu’il se produira. L’âme dispose de son libre choix. Elle peut ne pas venir transmettre des messages. Elle peut ne pas apprécier le médium que vous avez choisi et décider de ne pas passer par son intermédiaire. Mais elle peut aussi juger que vous n’êtes pas prêt à vivre cette expérience.

J’ai remarqué que l’Invisible avait une tout autre notion que nous en ce qui concerne le fait d’être prêt. J’ai vu beaucoup de visiteurs souhaiter un contact et venir à moi après une longue période de doutes. Ils ne se sentaient pas prêts ou ce n’était pas pour eux le bon moment. Puis ils ont franchi le pas et nous nous sommes rencontrés. Ils ont attendu ce jour avec tant d’ardeur. Pour eux, ils étaient prêts. Avant une séance, je ne sais jamais ce qui va se produire ; je demande simplement à mes visiteurs de ne s’attendre à rien pour ne pas être déçus. Si le contact se fait, alors, c’est fantastique.