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Aux frontières de la science,  Développement personnel

L’acupuncture et autres médecines chinoises

Les médecines chinoises sont extraordinaires. Elles réunissent de nombreuses pratiques dont certaines sont déjà bien connues en occident, comme l’acupuncture. Elles sont vieilles de plus de 2500 ans et en l’étudiant on se rend compte que notre médecine est relativement jeune bien que scientifiquement très évoluée. Les médecines chinoises sont plus que la réunion de différentes disciplines. C’est un système de santé complet où chaque profession a un rôle nécessaire et lié aux autres. Nous pouvons apprendre aujourd’hui des méthodes perfectionnées pendant des siècles. D’abord grâce aux travaux de chamanes et philosophes, puis grâces à des guérisseurs, des médecins, des scientifiques. On entend souvent parler d’acupuncture, de phytothérapie, de massage tui na. Il est temps de comprendre ensemble à quoi correspondent ces pratiques. 

 

Qu’est-ce que la médecine chinoise a de différent de la médecine occidentale ? 

Ce qui différencie aujourd’hui la médecine chinoise, ainsi que les autres médecines traditionnelles, de la médecine occidentale, ce sont leurs méthodes scientifiques. La biomédecine, le courant dominant de la médecine moderne aussi appelée médecine occidentale, s’appuie plutôt sur une analyse statique et calculée du corps. La médecine chinoise analyse plutôt la dynamique, les mouvements du corps et de ses énergies. Alors que la médecine occidentale va soigner le mal en l’attaquant (avec des médicaments par exemple), la philosophie chinoise va préférer chercher un retour à un équilibre bénéfique. Et lorsque les deux sciences feront appel à une médication, l’une utilisera ses connaissances en chimie tandis que la médecine traditionnel préférera l’utilisation de substances naturelles.  

Mais ce qui oppose les deux médecines n’est pas seulement de l’ordre des moyens employés. Toute une philosophie accompagne la mise en place d’un soin plutôt occidental ou traditionnel. C’est ainsi que nous pouvons opposer la philosophie scientifique occidentale et les médecines chinoises. La philosophie occidentale s’appuie sur la conception de l’univers comme étant considéré d’atome. Ce qu’on appelle le bouddhisme. Qui s’oppose à la conception d’un corps composé d’énergies et d’une forme vitale : le Qi. Cette philosophie est pour beaucoup influencée du bouddhisme mais aussi de la théorie des chakras. Ainsi, la médecine chinoise se rapproche beaucoup plus de la conception que nous nous faisons de l’Invisible et de ses influences sur le monde. Mais il ne faut pas oublier que ces deux conceptions de la médecine ne s’opposent pas vraiment : elles se complètent. L’une s’appuie sur des faits démontrés scientifiquement, l’autres sur des théories encore en voie d’étude. 

 

Médecine traditionnelle chinoise : quels principes ? 

Dans la médecine traditionnelle chinoise, il n’y a pas de différence entre le corps et l’esprit, les deux sont liés. Si l’un d’entre eux des déséquilibres, alors le second est malade. L’homme est constitué de cinq substances vitales dont la santé d’une personne dépend. Ces cinq substances des médecines chinoises sont :  

  • Le Qi, l’énergie de vie, de création, qui se retrouve dans chaque chose, chaque être vivant. 
  • L’esprit, c’est l’énergie créative de la pensée. Celle qui nous permet de nous organiser, d’avoir des idées. 
  • Le sang, c’est à la fois lui qui nous nourrit et qui fait fonctionner les différents mécanismes corporels (comme les organes). 
  • Les essences, c’est notre patrimoine génétique, notre identité, que nos conditions de vie changent d’une certaine façon. 
  • Les autres liquides : salive, larmes, sueurs, etc. 

En dehors de ces cinq substances, le corps est aussi composé de cinq organes et de cinq viscères dans la médecine traditionnelle chinoise. Ce sont le foie, le cœur, le poumon, la rate et les reins pour les premiers et les intestins, l’estomac, la vessie et la vésicule biliaire.  

Outre ce fonctionnement matériel, l’homme est aussi soumis à des forces comme celles du yin et du yang. Ces forces doivent constamment rester en équilibre, elles empêchent sinon le Qi de bien circuler. C’est ce qu’on appelle des nœuds, lorsqu’il est en trop grande ou trop faible quantité dans certains points stratégiques du corps : les méridiens.

 

L’acupuncture chinoise spécialité des médecines chinoises

L’acupuncture, aussi appelée “zhenjiu” en langue chinoise, est une des disciplines de la médecine traditionnelle chinoise.  Dans cette pratique, deux techniques entrent en jeu. Le Zhen est l’insertion d’aiguilles dans les points d’acupuncture. Le Jiu est l’utilisation d’une chaleur produite à partir d’une herbe chinoise, ouvrant les points d’acupuncture chinoise pendant le traitement. La théorie des traités sur l’acupuncture est issue de nombreuses expériences de soin pour lutter contre les maladies et les mal êtres.  

D’où vient l’acupuncture ? 

L’acupuncture chinoise n’a jamais été “découverte”, un peu comme pour le magnétisme, la voyance ou la médiumnité. Il est probable qu’elle est déjà été pratiquée par nos ancêtres de la préhistoire ou de l’Antiquité.  Elle descend de ces nombreuses pratiques de soin où le praticien pose ses mains sur le corps de son patient. Bien sûr, ces pratiques sont aujourd’hui complémentaires de la médecine générale. C’est parce que la connaissance anatomique du corps a avancé et dévoilé que ces zones énergétiques et d’équilibre étaient la rencontre de nombreux organes et/ou points centraux du corps. La question de l’équilibre et des énergies correspond à la fois à une vérité anatomique connue et à d’autres vérités non démontrées des influences du corps humain dans les médecines chinoises. 

Auparavant, des pierres pouvaient être utilisées pour appuyer sur les méridiens, plus ou moins taillées en pointe. Puis elles ont été remplacées par des aiguilles de métal. Aujourd’hui nous utilisons des aiguilles en or, en argent ou en cuivre : des matériaux non oxydables. L’utilisation du Jiu, appelé en français moxa, a toujours été une pratique présente dans chaque société. L’utilisation de la chaleur pour détendre certaines zones du corps est fréquente. Pensez simplement aux patchs chauffants ou encore à l’utilisation de baume du tigre que votre médecin vous a peutêtre prescrit. 

Que soigne-t-elle ? 

Pour les médecines chinoises, chaque objet, y compris le corps, se situe en un constant équilibre entre Yin et Yang. La maladie du corps ou de l’esprit résulte d’un déséquilibre entre ces deux énergies. En insérant de fines aiguilles dans ces canaux d’énergie, l’acupuncteur stimule certaines parties du corps (plutôt yin ou plutôt yang) afin de rétablir cet équilibre. Scientifiquement, ces aiguilles provoqueraient de l’endorphine, expliquant la libération de certaines douleurs. 

Les bienfaits démontrés de l’acupuncture chinoise sont nombreux : détente du système nerveux, rythme cardiaque et du pouls plus régulier, réajustement de la pression sanguine, etc. On dit que l’acupuncture au niveau de l’oreille aide les personnes addictives à se désintoxiquer ou à se détacher de l’objet de leur addiction. Selon les théories de l’acupuncture chinoise, il existe plusieurs canaux invisibles où circule l’énergie vitale. Savoir maîtriser ces canaux et leur point d’accès permet de nombreuses applications. Baisse du stress, baisse de la fièvre, maux de tête, vertiges, douleurs musculaires, gastrite… Pas moins de 43 maladies ont déjà eu de bon retour de soin. 

 

Energétique chinoise et magnétisme européen : quelle est l’apport des médecines chinoises? 

Ce qu’on appelle “énergétique chinoise”, c’est cette compréhension du corps comme étant parcouru par le Qi et toutes ces énergies et fluides. Le qui nourrit nos organes, mais aussi nos émotions et sensations selon la philosophie chinoise. Vous connaissez surement déjà l’importance du Yin et du Yang. 5 autres éléments rentrent en compte dans cette énergétique chinoise : ces éléments sont toujours reliés à un organe et à différents rôles de bon fonctionnement du corps. 

Eléments et organes énergétiques des médecines chinoises

  • Le premier élément est celui du bois, lié à l’organe du foie. Il épure et stocke le sang. Le bois est aussi associé à la vésicule biliaire qui produit la bile et aide à la digestion. 
  • Le feu, élément de l’organe du cœur, est comme un chef d’orchestre. C’est lui qui pompe le sang et alimente tous les autres organes. Son viscère associé est l’intestin grêle celui qui trie le pur de l’impur et qui absorbe les bons aliments nécessaires aux autres organes. 
  • La terre est associée à la rate et le pancréas. Elle traite et extrait l’eau des aliments, et associé à l’estomac, cet élément trie aussi la nourriture avant de l’absorber.  
  • L’élément du métal est lié à l’organe poumon : il expulse l’air impur et garde les gaz vitaux. Associé au gros intestin, il est l’élément qui élimine ce qui n’est pas bon pour le corps. 
  • L’eau est liée aux reins. Il filtre les liquides que sont le plasma et le sang et assure la désintoxication du corps. Son rôle de nettoyage et de filtre est aussi présent chez le viscère qui lui est associé : la vessie. 

Comme le magnétisme ? 

Le système des énergies des médecines chinoises n’est pas vraiment le même que le système de la médecine biologique occidentale. Malgré tout, le fonctionnement des canaux d’énergie correspond de prêt à la conception des énergies corporelles du magnétisme (lien).  Bien sûr, la philosophie et la conception du corps n’est pas exactement la même. Mais ce qui ressort en comparant les deux pratiques, c’est que la notion d’énergie semble nécessaire à toute conception du soin et du bien-être.  

 

Les médecines chinoises, plus particulièrement l’acupuncture mais aussi toutes les autres pratiques, sont donc différentes du magnétisme. La particularité de ces techniques basées sur les énergies, les fluides et sur des techniques naturelles. Elles sont aussi accompagnées de toute une philosophie. Pour réellement comprendre en quoi notre univers est différent de celui de la médecine traditionnelle chinoise, il faudrait se renseigner encore plus en avant sur la culture orientale. Comprendre l’histoire de la Chine et des autres pays asiatiques, leur rapport à la terre et à la nature, mais aussi leur rapport à la magie : une autre façon de conceptualiser l’invisible à mon avis